Sur les canaux ou les rivières...sur ces carnets de voyages, vous pourrez nous suivre au fil de l'eau

Artis Zoo - Le 31 Octobre 2013

         Il faut le reconnaître, sans les petits-enfants, nous ne serions probablement pas allés au Zoo. Le guide du routard l’assassine en quelques lignes : un rien poussiéreux et peu digne d’intérêt. Comme quoi il est parfois utile de se départir de sa posture de routard blasé pour retrouver des envies enfantines.

         Bon, c’est un zoo. Le plus ancien zoo d'Europe. Grand, ancien, avec des bâtiments à l’architecture classique et élégante du XIX°siècle, avec des cages, des espaces aménagés, des volières, des aquariums, des piscines et dedans tout un tas d’animaux aux noms barbares mais traduits en français, délicate attention. Des animaux en vrai, en chair, en poils et en plumes et pas trop d’animations virtuelles et numériques, ce qui nous fait des vacances.

         Évidemment, il y a les stars à l’applaudimètre des enfants et au nôtre, ne soyons pas hypocrites : les éléphants si gros, les girafes si grandes, les lions de mer si bons nageurs, les singes si drôles, si émouvants, les perroquets si colorés et si bruyants, les félins si majestueux et les loups si… blancs d’accord, mais des loups quand même. D’ailleurs rien ne dit que celui du petit Chaperon rouge était noir. Et il y a tous les autres, les insectes, les lémuriens, les reptiles, les oiseaux, les petits, les rares, les moches qui sont un paquet et puis la proximité, les restes de repas, les bruits et les odeurs, l’après-midi n’y suffirait pas.

         La déambulation se termine. Les enfants ont des étoiles dans les yeux et nous un vague sentiment de malaise. Pourquoi trouvons-nous ici si mignons ces ragondins, que nous croisons avec un vague dégoût inquiet sur les bords des canaux ? Et cet oiseau au look préhistorique et au nom imprononçable, à mi-chemin entre le dindon et le toucan, qui se baladait l’œil mauvais avec une souris morte dans le bec, nous rappelant l’âpreté du combat pour la vie. Nous en sommes pourtant des experts, ultimes et redoutables prédateurs effrayés par notre inéluctable animalité. Tous les pensionnaires peuvent nous regarder de travers. Parmi toutes les espèces présentes dans ce zoo, combien ont encore des chances à long terme de vivre à l’état sauvage ? Le dépliant du zoo ne le dit pas. Il ne faut pas démolir les rêves des enfants. 

 

Samedi 26 octobre 2013 Objectif Zaandjik 

         Les moulins qui sont là ne sont pas bien différents de ceux que l’on peut voir un peu partout. Ils sont seulement plus nombreux, concentrés dans un petit périmètre sur les bords de la rivière « De Zaan ». De vénérables moulins, gaillards centenaires ripolinés de frais, ou couverts d’une épaisse toison de chaume. Beaucoup d’entre eux sont encore en activité. Ici, grâce à la force du vent, on presse de l’huile, on débite des troncs d’arbre, on écrase du grain pour faire de la farine.ou des pigments pour fabriquer des peintures.

La rentabilité de ces activités est sûrement dopée par le flot de devises dépensées par les touristes qui arrivent du monde entier par cars. La ponction se fait sûrement mais discrètement. La promenade au milieu du village et des moulins est gratuite. On ne vous force pas la main. Ce n’est pas la peine, on sent tout le monde tellement prêt à dégainer le porte-monnaie pour ramener les minis sabots en bois si joliment décorés à la main, le fromage local, le flacon d’huile pressée à l’ancienne, pour se faire photographier auprès de la grande roue de pierre qui tourne sans fatigue. Nous avons pique-niqué au bord du canal, au pied d’un moulin. Nous n’avons pas boudé notre plaisir et nous avons mitraillé comme tout le monde.

Nous étions venus avec Théo en tandem depuis Amsterdam, et en attendant le reste de la troupe qui arrivait en train, nous avons visité le village qui s’étire un peu plus loin entre Zaan et boucles de canal. Des maisons en bois, modestes et uniques, attendrissantes à force d’être un peu bancales et des jardins soignés se tiennent à l’écart de la foule, cachées au milieu des saules et des roseaux. Le sas d’une ancienne écluse désaffectée et remblayée, dont les portes ont été conservées, fait même office de terrasse. 

merci à Flo & Pierre Yves pour la photo

"De pont" :le bac

         Amsterdam est coupée en deux par le Noordzeekanaal, large comme un grand fleuve,  sur lequel circulent jour et nuit cargos de mer, paquebots de croisière et cargos fluviaux. Boulot, shopping ou sorties, les Amstellodamois sont amenés à le traverser tous les jours et parfois plusieurs fois par jour. Pour les voitures c’est l’option  du tunnel sous le canal plutôt que le pont levant, qui a été retenue. Mais pour les piétons et les cyclistes, il y a les bacs. Une vraie noria de bacs bleus et blancs, du petit matin jusqu’à tard dans la nuit, toutes les demi heures en général et tous les quarts d’heure aux heures de pointe. Agréable surprise, ils sont ponctuels et gratuits. Les manœuvres sont effectuées de main de maître, avec des moteurs très puissants qui leur permettent de se glisser dans le trafic incessant du canal en tenant leurs horaires.

C’est à l’embarcadère de la gare centrale que le spectacle est le plus étonnant. Chaque arrivée de bac (ici on les appelle « pont ») s’affiche avec un décompte horaire sur un panneau lumineux à côté de sa destination. Quand vous arrivez à pied c’est la taille de l’attroupement qui vous indique de loin mieux que les panneaux si vous approchez de l’heure fatidique. Une foule compacte et vous êtes dans les temps. Le quai est vide, vous avez loupé votre départ de quelques minutes. Sur les pistes cyclables du secteur, l’embarquement proche est annoncée par une effervescence générale et une accélération brusque des cyclistes qui vous doublent en klaxonnant, à droite, à gauche et qui foncent jusqu’au ferry, indifférents à la sirène et au clignotant et parfois même alors que la plateforme d’acier a commencé à se refermer. Ça c’est du sport !

Dimanche 20 octobre 2013

Malgré le vent, nous enfourchons nos vélos  direction l'île de Marken que nous rejoignons sans quitter le dense réseau de pistes cyclables.

Reliée par une digue Marken est donc devenue presqu'île. De chaque côté la Marker-mer et la Gouwzee. Très joli petit village de pêcheurs qui n'a semble-t-il pas bougé depuis des siècles ! 

Amsterdam : tradition et modernité :

Le centre ville, avec ses canaux, ses ponts, ses façades de briques aux peintures impeccablement luisantes,  bien sûr, ce sont les images d’Amsterdam. Celles que l’on voit, que l’on aime voir. Mais la ville, de l’autre côté du ring, présente un visage beaucoup plus classique de métropole moderne, avec ses quartiers d’affaires high tech, et ses banlieues où semblent vivre les communautés d’origine étrangère. Nous avons vu une mosquée à trois kilomètres de notre port, au milieu de barre d’immeubles immenses. Nous n’en avons pas encore vu au centre ville.

Les quartiers nord où est installée notre marina sont en pleine rénovation. Les anciens hangars de la Netherland Shipbuilding Company, taggés jusque dans leurs moindres recoins sont recyclés dans l’organisation de manifestations culturelles ou commerciales.  Les ateliers d’artistes et les squats pullulent, chassés petit à petit par les promoteurs appâtés par ces terrains à bas prix. Ils construisent du neuf, du verre et acier, des centaines de mètres carrés de bureaux qui peinent à trouver preneurs. Le progrès, nous l’avons déjà vu à l’œuvre au Havre quartier de l’Eure.

Sur la même idée, une immense plateforme à containers a vu le jour un peu plus loin vers l’estuaire pour concurrencer Rotterdam, Anvers et Hambourg. Le résultat ne semble pas à la hauteur des espérances locales : la crise bien sûr, mais aussi l’indispensable passage de l’écluse pour les bateaux venant de la mer, et la proximité de ces poids lourds européens. L’inflexibilité revendicative des dockers, refrain si souvent repris et donné comme facteur majeur par les responsables économiques au Havre pour expliquer des chiffres décevants, n’est pas ici mise en avant. Comme quoi le problème ne doit pas être seulement là !

            Amsterdam met tout en œuvre pour développer un tourisme florissant, pour le reste, on a l’impression d’assister à la même fuite en avant, à la même course au gigantisme et à la démesure  qu’ailleurs. 

 

Merci à Anne-Lise & Théo pour les photos

 

samedi 26 octobre 2013

Nous sommes à Amsterdam depuis quinze jours maintenant... déjà!

Beaucoup de balades, de découvertes, d'émerveillement avec famille et amis...

Pas assez de temps pour le texte qui viendra bientôt, alors voilà quelques clichés souvenirs de nos déambulations. Merci à Annlyz et Théo pour les belles photos.

Dimanche 13 octobre 2013

Dans le port d’Amsterdam…

 

Il y a sûrement des marins qui chantent et qui dansent, mais aujourd’hui, ils font surtout ce qu’ils peuvent dans la tempête. Elle s’est levée juste à notre arrivée dans les grands bassins avant la gare  après une navigation tranquille sur les 20 km de l’ Amsterdam Rijnkannal qui nous restait à parcourir.

Une vraie tempête avec un vent établi et puissant, des vagues sur le canal, et pour compléter cette image marine un défilé de vieux gréements qui nous ont croisé.

L’arrivée au port a été sportive, genre l’entrée du port de Fécamp par temps agité ! Dès que nous nous sommes mis en travers le bateau a dérapé. Nous avons réussi à entrer dans la Marina, mais là, le vent nous a plaqué au quai. Un quai depuis lequel,  malheureusement, il était impossible de rejoindre la terre ferme. Nous avons attendu une bonne heure et profité d’une (relative) accalmie pour rejoindre notre place et bien s'amarrer malgré les bourrasques.

Nous y sommes donc ! Le centre d’Amsterdam est presque en face de nous à portée des « pont » ces bacs pour piétons et vélos qui traversent régulièrement le canal. Mais le temps est trop mauvais, nous attendrons demain pour notre première approche de la ville !

 

Lundi 30 septembre 2013

L’arrivée à Vinkeveen

 

Une journée extraordinaire où nous avons commencé par un joli canal, le  Merwedekanaal, puis après Viannen, nous avons pénétré par l’immense écluse « Wilhenminasluis » sur un des axes fluviaux les plus fréquentés d’Europe : « L’Amsterdam Rijnkannal ». Une autoroute où souvent les gros bateaux se doublent. On se retrouve  alors à trois ou quatre sur la largeur du canal. Nous avons intérêt à serrer la berge ! Il a fallu le traverser puisque nous remontions vers Amsterdam et l’entrée pour Vinkeveen se trouve à droite. Très petite entrée. Drapeau bleu, feu clignotant et traversée du canal, dès qu’il y a eut un trou dans la file de bateaux,  pour longer à contre sens le quai et se glisser sous le pont à gauche. Et là, d’un coup on se retrouve en pleine campagne, sur un petit canal plus que bucolique, bordé de maisons flottantes, de fermes et de prés où les vaches paissent en paix, ou paissent peinardes, si vous préférez.

Après une écluse, et un pont levant nous avons débouché dans un immense lac, sauvage, que nous avons traversé au soleil couchant, un autre pont levant, un autre lac et entre les îles, les chenaux qui s’enfoncent loin dans les terres, nous avons fini par trouver le bateau sur lequel Philip habite. Un lieu paradisiaque au milieu des oiseaux, une eau transparente, des bateaux, des petites maisons d’été installées sur les îlets !

Quelle découverte! Nous sommes ravis d’y passer quinze jours  

Dimanche 29 septembre 2013

La Meuse, encore la Meuse ….

 

La journée de navigation depuis Maasbommel jusqu’à Gorinchem, (prononcer « Rokem » !) a été à l’image de ce que peut offrir de mieux la navigation fluviale. Sur un itinéraire que nous avait indiqué notre ami Philip, et Marine et Gilles, nous avons repris la Meuse avec un temps magnifique. Peu de bateaux surtout des plaisanciers pour une matinée très agréable.

 

 

 Nous avons ensuite pris l’Afgedemde Maas un affluent qui nous permettait de rejoindre le redouté Waal (le Rhin s’appelle comme ça en Hollande). Nous avions eu l’occasion d’aller le voir en tandem et nous avions découvert depuis la berge un fleuve puissant et majestueux sur lequel, dans les deux sens se suivent de manière quasi ininterrompue d’énormes cargos fluviaux et autres pousseurs attelés à quatre barges pour constituer un convoi de huit mille tonnes !

Nous avons donc passé les 3 écluses en bafouillant quelques mots de hollandais à la VHF et nous avons débouché un peu plus loin sur le Waal.Petit stress pour le traverser en coupant le rail qui à cet endroit heureusement n'était pas trop compact. 

Ensuite à Gorinchem, il nous fallait trouver l’entrée du canal parmi les divers darses et bifurcation. Nous avons donc mis en avant lente pour laisser passer un gros qui était juste derrière nous et pour se donner le temps de trouver notre itinéraire.

 

Brusquement la VHF s’est mise à émettre : « Dis-donc Andante, tu mets un peu la gomme. On va pas y passer la nuit, je m’amarre au pieu juste devant toi ! » C’était dit sans agressivité et surtout en français. Après un rapide échange au mariphone, le marinier nous a indiqué notre route et nous avons pu accélérer et dégager son amarrage. L’écluse était juste un kilomètre plus loin. Une petite que nous avons prise avec un autre plaisancier. Juste à la sortie, nous avons cherché un endroit où passer la nuit et les plaisanciers du bateau devant nous nous ont invité à nous mettre à couple.

 

Après un demi-tour dans un tout petit bassin, nous étions amarrés. Les deux couples qui nous avaient accueillis sont venus prendre un (plusieurs) verre à bord et finalement nous avons appris qu’ils connaissaient Philip qui nous a rejoint le soir même. Soirée très chaleureuse pour finir cette belle journée ! 

Lundi 23 septembre 2013

Vue aérienne de Maasbommel où nous sommes amarrés. 

Les villages aux alentours sont tous plus beaux les uns que les autres. A l'entrée de certains  jardins sous un petit abri, des pommes, prunes, poires, ou du miel et des oeufs sont à vendre. Pas de vendeurs, juste une balance et une tirelire dans laquelle il faut mettre son dû. Belle confiance !  Pour ceux qui ont de bons yeux, vous pouvez voir la collection de sabots de bois cloués sur les poteaux.  Les sabots de bois hollandais ne sont pas une légende, il y en a à vendre partout, les "crocs" ne les ont pas destitués!

vendredi 20 septembre 2013

Visite de Rotterdam avec notre ami Philip.(merci!)

Quelle ville ! Architecture étonnante, hétérogène, où l’ultra moderne côtoie l’art déco.

Nous n'avions encore jamais vu autant de bateaux dans une ville! Au coeur de Winjhaven, une cale associative pour sortir les bateaux avec un atelier à disposition en plein air. Difficile de voir tous les bassins, anciens petits ports de commerce, la journée est trop courte. Ce bref aperçu de Rotterdam nous donne envie d'y revenir,  avec Andante ? ou en gite sur la péniche Mizar? http://www.­mizar.­dds.­nl

 

 

L'Hôtel New-York, magnifique monument art nouveau est l'ancienne gare maritime  des transatlantiques transformée en hôtel restaurant. Il est situé sur une île, et pour y aller déjeuner, nous avons pris un taxi hors-bord. Nous avons slalomé entre les navires qui ne tiennent aucunement compte des petites embarcations. Le trafic sur la Meuse (Maas) est intensif, c'est très impréssionnant!

Dimanche 15 septembre 2013

Une halte technique imprévue nous oblige à rester amarrés au port de "Gouden Ham" à Maasbommel, ce qui n'est pas vraiment une punition. Le site est magnifique ! Entre le ciel changeant et l'eau, les moulins, les moutons, les chevaux et... les vélos nous rappellent que nous sommes bien en Hollande ! Pour aller à Oss la ville la plus proche à vélo, nous prenons un petit bac qui fait la navette d'une rive à l'autre. 

Les grèbes huppées et les canards croisent les vedettes et voiliers en bonne entente sur le bras de Meuse où nous sommes. Quant aux oies, elles sont encore par centaines à se regrouper dans les champs. Quitteront-elles le plat pays?

Mardi 10 septembre 2013

 

Après avoir eu la nécessaire obligation de changer les batteries du moteur ce matin, nous avons quitté Liège et sommes partis sous un timide soleil vers la Hollande. L'écluse du Petit Lanay n'est pas si petite... Nous laissons passer Maastricht et abordons la Hollande en compagnie de gros bateaux. La Meuse s'élargit, les écluses ont une forte chute (14m) et nous y cotoyons de monstrueux navires. Le "Delta" nous attendra pour sasser avec lui... merci!, il nous évite une heure d'attente!

 

 

 

 

Dimanche 1er septembre  2013 

De retour à Liège le marché de la Batte,

le plus grand marché d'Europe! 


Samedi 31 août de Huy à Liège

 

L’écluse d’Ivoz Ramet.

C’est un peu le cauchemar cette écluse. Le site est en travaux. La construction d’un nouveau sas immense, est en route depuis des mois. C’est un chantier très impressionnant. Les caissons construits pour couler les fondations des bajoyers rétrécissent le chenal d’accès à l’ancienne écluse, la manœuvre est parfois délicate et la petite écluse ne fonctionne plus. C’est aussi la première écluse depuis La Hollande et souvent c’est l’embouteillage. Nous avons discuté avec un marinier qui a attendu là dix-sept heures.

Aussi en arrivant à l’écluse d’Ampsin, l’écluse précédente nous n’étions pas inquiets. L’éclusier nous a annoncé à la radio que nous étions de la première bassinée, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Nous nous sommes amarrés sagement derrière un 2000 tonnes pour attendre notre tour en surveillant le changement du feu. Au bout d’une demi heure le feu était toujours rouge. Dom est descendu sur le quai. Les autres bateaux étaient passés, le 2000 tonnes lui était à l’arrêt et le feu rouge, était celui du petit sas…. Nous avons perdu une heure, le trafic et le système d’écluses n’y étaient pour rien.  Dans la foulée nous avons enchaîné avec Ivoz Ramet en vingt minutes, l’écluse était prête et vide ! Y’a des jours ……

 

Mercredi 28 août 2013

 

Le château de Freÿr

C’était un de nos objectifs. À chaque fois que nous étions passés devant le quai du château, il était trop tard, ou le quai était pris. Cette fois à l’aller, nous avons même pu nous y installer pour la nuit. Nous avons visité le château et le parc qui sont magnifiques, avec surtout des bâtiments dans un état de conservation (peintures, tapisseries, mobilier) étonnant. Le soir nous avons suivi des grimpeurs qui escaladaient la paroi. Une paroi semblable à celle sur laquelle un peu en aval, Albert 1er roi de Belgique a trouvé la mort au début du siècle….

Au retour, nous avions envie de faire partager notre découverte à nos passagers, mais un petit bateau était amarré au ponton. À notre approche le pilote nous a fait signe qu’il allait manoeuvrer. Il a déhalé, nous a laissés nous installer et est revenu s’amarrer à couple de nous. Les belges sont vraiment sympas !

mardi 27 août Vireux Wallerand

 

Friteries 

Il y en a partout dans les villes. Des camionnettes signalées par des guirlandes et une inimitable odeur d’huile chaude et de saucisses grillées ! Elles sont prises d’assaut dès l’ouverture et l’attente devant l’étal est l’occasion d’échanger les derniers potins du village et des plaisanteries bon enfant. À Vireux Wallerand, il y en a même deux, une de chaque côté de la Meuse, et qui font le plein. Nous avons dégusté celle de la rive gauche . Un délice : croustillantes, légères et salées à point. Le cuistot découpe les frites dans des vraies patates avec son emporte-pièce devant vous. Et quand Anne lui a demandé si il arrivait à ne pas trop abuser de ces merveilles, il lui a répondu qu’il n’en mangeait jamais : les seules frites qui valent le coup à ses yeux sont celles de sa grand-mère !

 

21 août 2013

Nous avons ensuite pris le temps, flâné jusqu’à Charleville sous un soleil éclatant. Les Ardennes d’un vert profond se reflètent dans la rivière, et les méandres tranquilles dessinent des cirques impressionnants dans lesquels se cachent des villages endormis. Le soir, le bateau amarré, quelques brasses dans la Meuse, juste avant un verre amical dégusté sur le pont ! 

 vendredi 16 août 2013  

 

Châteaux et forteresses 

Il y en a de toutes les époques et de tous les styles. Restes de campement romain à Vireux Wallerand, forteresses médiévales comme celle de Poilvache (photo), appelée ainsi parce que l’hiver le port d’une belle peau de bête était indispensable pour protéger les habitants du froid piquant, dont les murs sont en partie détruits, mais où l’on peut encore lire les traces d’une vie qui devait être active : citernes, fours, cheminées, bâtiments civils et militaires. Enfin, on ne peut pas oublier les forteresses plus récentes où traîne toujours plus ou moins le fantôme de Vauban, comme à Dinant ou à Namur, rendues obsolètes par les progrès de l’artillerie. Elles ont toutes en commun des points de vue imprenables sur la Meuse et des chemins ou routes escarpés pour les atteindre. Nos yeux et nos mollets s’en souviennent.   

 

jeudi 15 août 2013

 

La Meuse en été ! Un temps superbe et la rivière calme comme un lac. Namur avait perdu l’agitation du festival, mais la ville est toujours charmante.

Nous avons navigué ensuite jusqu’à Dinant où nous avons eu de la chance de trouver de la place au ponton et de nous amarrer au pied de la citadelle. 

Nous étions aux premières loges pour le défilé annuel des baignoires. Thème de l'année: "Les années 80" : une trentaine d’embarcations toutes plus farfelues les unes que les autres ont descendu la rivière vaille que vaille, avec musique, costumes, plongeons dans la rivière et copieux arrosage des spectateurs massés sur les berges. Sans oublier la bière bien sûr dont chaque équipage était copieusement pourvu. Ayant rejoint à la nage la barge Jupiler qui menaçait de couler à chaque mouvement de ses occupants, Dom et Guillaume se sont vus proposer une Leffe bien fraîche. En matière de houblon, on a l’esprit très ouvert ici ! 

jeudi 25 Juillet 2013 

Voiture en France

Un mois de juin à circuler, une fois n’est pas coutume, en voiture, à travers la France et retrouver la famille, les amis. Beaucoup de plaisir… merci à tous ! Nous avons terminé le périple avec une invitation au festival d’Angers et bien sûr, le Polar à la plage du Havre, l’incontournable rendez-vous des fans de littérature noire et de musique, partagé avec toutes les Ancres Noires et les Polaroïdeux(ses)…

Puis nous sommes allés en Bretagne où nous avons cédé Espiguette notre premier bateau au chantier « Pitcaïrn » installé à Pleudihen dans l’estuaire de la Rance. C’est la fin d’une histoire de presque 10 ans avec inévitablement un petit pincement de cœur.

 

Nous voilà revenus à Liège et nous allons naviguer sur Andante au mois d’août entre Namur et Charleville.

Il y a toujours une montée à Amsterdam en projet pour le début du mois de septembre, si nous trouvons des gens intéressés pour partager avec nous l’aller, le retour, ou un séjour à Amsterdam. Contactez-nous pour avoir plus de renseignements sur les dates. 

Du 9 au 12 mai 2013 Andante était amarrée à Namur avec à son bord des professionnels du spectacle vivant à l'occasion de "Namur en MAi" festival des arts de la rue. 

Marionnettes, mimes, danses, jonglage, théâtre... Nous avons vu de très bons spectacles dans une ambiance festive malgré le froid et quelques gouttes qui n'ont pas entamé le moral des acteurs et du public.

28 avril 2013 -Liège-Bastogne-Liège..

la course cycliste  liégeoise la plus réputée! 

Ces deux là sont prêts... pour aller boire une bonne chouffe à la terrasse d'un bar!

 

Les vélos sont là, rutilants, n'attendant plus que la photo... mais où sont les cyclistes?

Ah ben oui, ils sont derrière des centaines de motos, des centaines de voitures, des centaines de VIP, des centaines de policiers... que de pollution!! Vive le vélo!!

Dimanche 14 avril  2013

15° le printemps est là... définitivement? Nous allons à Spa en tandem. Spa ville thermale, est une petite bourgade, au charme un peu désuet, même si tout est fait pour développer un tourisme moderne dans un centre de cure high-tech perché en haut du funiculaire. Nous sommes revenus par la vallée de la Vesdre où les arbres se teintaient de vert

 

Samedi 6 avril

Pas de soleil mais des amis qui nous réchauffent le coeur!

Découverte de liège et de ses spécialités. Après la Merveilleuse (bière d'abbaye de Rochefort et porto...!) nous attaquons les boulets frites !

Nous ferons une infidèlité aux spécialités belges pour déguster les charcuteries et fromages italiens du marché de la batte. La Wallonie, Liège en particulier  est une terre d'accueil où se confondent, Italiens, Turques, Belges, Marocains, Polonais... et même Français ! 

Vendredi 29 mars... mars??

Il neigeait encore ce matin et il faisait 1°....

Hier nous avons découvert une nouvelle promenade le long des coteaux qui surplombent Liège , sous lesquels il y avait des mines (quartier Baneux) et sur lesquels il y avait des vignes (quartier Vivegnis) et où il y a encore des moutons et une ferme écologique et associative. Le soir il y avait une rencontre à la librairie "Livre aux trésors" autour de Simenon.





Mardi 19mars  2013

Le printemps est dans l'air ...Les étudiants fêtent la Saint Toré

C'est la fiesta à travers les rues jusqu'à Li Toré, sculpture de Léon Mignon, qui défraya la chronique des bourgeois pudibonds de l’époque (1880) car le dresseur est nu et le taureau «fort couillu»!  Les étudiants s’opposèrent à son retrait et firent de cette sculpture leur mascotte, qu’ils cachèrent ensuite dans les caves de l’université pendant la guerre 39-45 afin d’éviter sa réquisition pour l’artillerie. Chaque année, les "guindailles" (fêtes) se terminent autour de Li Toré, les testicules du taureau sont repeintes en rouge, il est temps de se remettre aux études…

 

Samedi 16 mars 2013

Petite escapade à Maastricht. Très belle ville avec remparts, belles places et 

des vélos par milliers... nous sommes  bien en Hollande. 

 

 

Une église désacralisée,  transformée en gigantesque librairie quand d'autres sont payantes pour être visitées!

 

Un festival de magnifiques maisons, balcons, vitrines Art nouveau ou Art déco ! Un vrai régal des yeux. Nous y retournerons aux beaux jours, le vent glacial nous a obligé à écourter notre balade. 



Vendredi 15 mars

Tous Solidaires avec les ouvriers d’Acelor Mittal de Florange et du bassin Liégeois.

Exposition-Hommage aux travailleurs du feu :

« De chair et d’acier » sur la sidérurgie, au cinéma Sauvenière jusqu’au 24 mars.

« Arcelor Mittal à la vie à la mort » Documentaire et débat jeudi 28 mars au cinéma Le  Parc .

 

 

mardi 12 mars

Exactement une semaine plus tard, l'hiver et la neige sont de retour....

chocolat chaud et gaufres s'imposent !

 

 

A partir de mercredi13 mars à l'académie royale des Beaux Arts: Expo "No comment"

 

Mardi 5 mars 2013

Le printemps est là !

Magnifique promenade sur les côteaux qui surplombent la ville.

 

 

 

 

Vendrdi 22 février 2013, lors de la soirée à la librairie"Livre aux trésors"  http://www.initiales.org/Livre-aux-Tresors-Liege-Belgique.html  une lecture de JB Pouy autour de "Sous le vent" et de "Fratelli", illustrée par Joe G. Pinelli et mise en musique par Dom

 

La gare des Guillemins magnifique, aérienne et majestueuse, en verre et béton, oeuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava. (2009)

Quittons le génie du mal ou l'Ange déchu de la cathédrale St Paul pour aller boire un chocolat ou une bière au Pot au Lait.

C'est le QG des lycéens, étudiants, babas, promeneurs, touristes, branchés, débranchés, jeunes, vieux, tout le monde s'y retrouve à toute heure du jour ou de la nuit, dans un décor époustouflant et kitsch à souhait! Décors qui changent parait-il... 

Les artistes liégeois ont mille lieux pour s'exprimer et pour faire la fête . Entre les galeries, les ateliers ouverts, les théâtres, les lieux associatifs, les bars à musique, les salles de spectacles, les centres culturels...Oufti!! il y a de quoi faire.

 

 

Voilà un vrai hiver, de froid et de neige. Jusqu'à -10°... Il fait bon dans le bateau, mais vivement le printemps et les apéros au soleil sur le pont! 

 

 Le Grand Curtius est un ensemble muséal qui regroupe plusieurs expositions fixes ou temporaires. Actuellement une exposition étonnante sur les "Images à conviction" et une autre très intéressante sur "Liège, cité docile?" à l'initiative de Thierry Rozemblum, petit fils de déporté. cf son livre "Une cité si ardente...Les juifs de liège sous l'occupation".

 


 

 

Exposition "Harcelez Mittal".  Manifestations et affiches pour lutter contre celui qui, comme en France licencie et ferme les usines de sidérurgie Liégeoises.

 Humour et suréalisme de nos amis liégeois .

"Les Rimbelles", poètes de la ville, est un collectif d'art urbain à Liège (Belgique). "J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaînes d'or d'étoile à étoile... et je danse !" A. Rimbaud.

 

 

 

Lundi 14 janvier 2013

Andante est revenue dans le port de yachts Boulevard Frère Orban par un clair et beau jour de janvier

Mercredi 9 janvier 2013 

Pas de résolutions pour 2013, juste une préparation du bateau et des croisières à venir en espérant que tout se déroulera bien. Nous sommes au chantier à Liège Monsin où l'expert est passé hier matin. Compte-rendu positif, juste les anodes à changer et la peinture de coque, ouf pas de gros travaux !! Nous réintégrons lundi le port des yachts. (Merci à Marine & Gilles pour les photos)

A côté de nous, ça soude, ça découpe la coque du Kaïros au chalumeau, avec gerbe d'étincelles dans le matin qui se lève. Les ouvriers travaillent en binômes, avec une économie de mots pour communiquer. Peut-être d’abord parce que le chantier est bruyant, chocs métalliques, chuintement des chalumeaux, crépitement des baguettes de soudure. Mais aussi parce qu’une fraternité dans le travail, très émouvante semble  les unir aux yeux des observateurs que nous sommes. Elle existe à l’évidence plus dans une communauté de gestes, sûrs,  habiles, qui constitue l’identité de leur métier. Leur fierté en même temps que leur fatigue. Ils étaient deux sous le bateau de 8O m sur 7 de large, sorti au chantier hier. Deux avec un Karcher 4OO Bar. Ils se sont relayés, décollant le goudron au pyralène, dans un nuage glacé et toxique, sans mot dire et sans perdre leur envie de plaisanter avec moi quand je suis venu parler avec eux. Le soir ils ont le dos brisé et les bras tétanisés. On voit bien quelle force pourrait naître entre ces hommes de cette vie partagée, si ceux qui prétendent parler à leur place, étaient moins veules. On se sent, à les regarder presque jaloux de ne pas être de cette famille-là. Petit spectacle saisissant à offrir gratuitement aux gens qui disent qu'il n'y a plus de prolétariat....

 

Dimanche nous sommes montés en tandem dans le quartier Cointe au dessus de la gare, nous avions l'impression d'être revenus à Sainte Adresse, de luxueuses  maisons dans des parcs aux "arbres centenaires" avec des voitures qui ressemble à des tanks... et dans le quartier de Laveu en bas, des centaines de petites maisons de briques rouges, collées les unes aux autres. Patrons et ouvriers ...c'est partout pareil!



Vendredi 14 décembre 2012(PK arrivée)

LIÈGE nous voilà !! Nous sommes arrivés ce midi au Port des Yachts où l’on nous attendait. Nous sommes dans « l’hyper centre » de la ville qui en ce mois de décembre, fait la place belle aux nombreux marchés de Noël, patinoires, manèges pour petits et grands, vins chauds et autres bières à tous les coins de rues. Il y a mille et mille choses à découvrir… nous avons trois mois devant nous. N’hésitez pas à nous rejoindre pour faire connaissance avec une des villes les plus dynamiques de Belgique

Mardi 12-12-12-12-12-.....

Nous voilà arrivés à Namur depuis hier midi. Quelle ville! Nous la connaissions déjà en été pour y avoir séjourné 3 semaines quand Andante était en chantier à Beez en 2008. En hiver la ville est aussi belle, aussi vivante. Je suis au bar "La chouffe" éponyme de la bière blonde ou brune. Bar situé à côté du vieux pont qui relie Namur à Jambes où nous sommes amarrés, bar inter générationel où le monde est reconstruit et les idées créatives fusent à la minute! Le chouffe brune est bonne mais je ne vais pas en abuser demain nous reprenons la navigation pour Liège.

Ai mis en lien un bateau gîte le Vif-Argent si un séjour à Namur vous fait envie...

 

Dimanche 9 décembre 2012- Vireux-Wallerand (PK 15)

La Meuse somptueuse coule et s'insinue entre les roches dressées et impressionnantes des Ardennes. Les nombreux méandres abritent de charmantes petites villes accueillantes. Les Dames de Meuse sont toujours pétrifiées. Pauvres Hodierne, Berthe et Iges! Il y a bien longtemps, les dieux n'aimaient pas et punissaient les femmes infidèles...  aujourd'hui des hommes se prennent parfois pour des dieux  et la condamnation des femmes perdure....

Nous commençons à voir des friteries avec de nombreuses sortes de bières... la Belgique n'est plus loin!

 



Vendredi 7 décembre  (PK 81)

Nous voilà à Charleville-Mézière que nous retrouvons avec plaisir. C’est une ville où nous nous sentons bien. Nous sommes amarrés juste derrière le musée Rimbaud installé dans un moulin du XVIIe siècle, à 300 mètres de la magnifique place ducale, illuminée et pour ce mois de décembre transformée en village Québécois avec sapins enneigés, moto neige,  tipi amérindien, coureur des bois, cabane à sucre avec ses sucettes de « tire sur neige » (sirop d’érable chaud sur la neige).

Nous devions partir ce matin, mais la neige -la vraie- nous incite à rester une journée de plus. 

A voir absolument à Charleville: La place Ducale- Le musée Rimbaud- La Maison des Ailleurs- Le Musée de l Ardennes – Le théâtre- Le grand Marionnettiste- La sculpture d'Arthur Rimbaud par le sculpteur Ardennais célèbre: Hervé Tonglet…bref prévoir plusieurs jours pour goûter et découvrir cette ville

                      à Mézière : Les remparts- la Basilique- L’ancien palais des Tournelles des Ducs de Bourgogne- La statue de Bayard le chevalier sans peur et sans reproche qui sauva Mézière du siège de Charles Quint en 1521.




Lundi 3 décembre (PK 107)

La neige nous accompagne…jusqu’à Sedan où l’amarrage est sportif. Les pontons de la halte nautique sont hors service mais il reste des câbles qui traversent le port… attention à l’hélice ! Nous décidons de nous amarrer en amont de l’écluse et d’aller visiter Sedan. Pas de quai d’attente mais un talus avec des bosquets bien fournis qui nous empêchent d’approcher du bord. Après avoir sauté sur la berge pour frapper l’amarre j’ai quelques difficultés à remonter et le bateau est amarré « comme une vache dans un pré » comme dirait Donald ! Donc nous décidons de rester à bord. Pas de visite de Sedan, ce sera pour une prochaine fois. Les coteaux enneigés  du canal et de la Meuse que l’on retrouve régulièrement sont magnifiques. Nous sommes seuls et les éclusiers itinérants sont contents de nous voir.

 



Mercredi 28 novembre 2012

Nous avons repris la barre et les amarres pour découvrir celui qui s’est fait attendre un mois… le canal de la Meuse. L’hiver est bien là. Après quinze jours d’escapade en Bretagne et Normandie, les arbres se sont dénudés et le froid est arrivé.  Nous ne croiserons que deux bateaux avant Verdun, un commerce « Christiane » qui descend vers Lyon et un Tjalk qui va vers Bordeaux.  Verdun est une ville accueillante et agréable, nous  sommes malheureusement un peu pressés d’arriver en Belgique et  n’y resterons que trop peu de temps pour explorer toutes les richesses de cette ville. Nous constatons que quelques travaux ont été fait dans des écluses mais pour ce qui est des berges, c’est une autre histoire. VNF a confié les travaux à une entreprise privée et le résultat est consternant. Sur des centaines de mètres, une broyeuse, que nous avons vue à l’œuvre, pulvérise les arbres  et les buissons. Elle laisse derrière elle, des troncs mutilés, d’un mètre de haut, quand la section des troncs l’empêche de les attaquer plus bas, et surtout toutes les branches plus ou moins grosses qui finissent au canal. Il faut slalomer entre les branches dérivantes en espérant ne pas en aspirer dans l’hélice. Bien sûr, il y aura des accidents au printemps, quand la navigation va reprendre, sans compter  les pannes des portes d’écluses qui seront coincées par les troncs dérivants. Comme d’habitude privatisation est synonyme de « qualité du service et d’ économies» (!) parce qu’évidemment tous ces dégâts auront un coût, et là c’est le service public qui paiera!

4 novembre 2012 Sur le canal de la vallée de Cayenne

1er novembre  2012

Quelques jours à Nancy pour déambuler dans les rues à la découverte des magnifiques maisons Art nouveau.

Sous le soleil, profiter du jardin éphémère et du spectacle sons et lumières en hommage à Jean Prouvé (architecte-designer) sur la place Stanislas.

Et découvrir l'Opéra national de Lorraine où nous sommes allés voir "Artaserse" de Léonardo Vinci. (merci Michel)(et merci à Théo pour les photos)


et tout cela à vélo !

La Moselle vue du village de LIVERDUN place forte médiévale,au patrimoine si riche, où nous avons été accueillis à l'office du tourisme et à la médiathèque par des professionnelles averties et fort sympathiques. Allez visiter: www.liverdun.fr/
25 octobre , les journées sont douces,le soleil se couche sur la Moselle ...
Dans la vallée de Cayenne entre TOUL et NANCY, les lacs côtoient le canal. Les arbres aux couleurs automnales se reflètent dans l'eau juste troublée par la proue du bateau qui brise le miroir.

Nous décidons de rejoindre le port Toul puis de faire la boucle Toul-Nancy-Toul.



Jeudi 18 octobre :

 

Void est une bourgade, comment dire...avec du potentiel...belle poterne du XIVè...petites ruelles, bonne boulangerie au feu de bois, Cugnot et son fardier y sont nés, mais... tristounette, et un immense silo empêche notre antenne de fonctionner pour le match France-Espagne. Anne est désolée !!! Les gens de VNF sont sympas, nous sommes amarrés juste devant leurs bureaux. Nous profitons de l’arrêt pour faire un peu d’entretien et du nettoyage, et pour nous organiser. Nous irons finalement vers Toul puis, Nancy et peut-être la Moselle avant de revenir vers Toul pour y laisser le bateau le temps de notre escapade de novembre en Bretagne et en Normandie.  Nous serons à Liège un peu plus tard.

En passant par la Lorraine avec mon bateau...je ne l'ai pas trouvée vilaine....et si Dom et Anne l'aiment... ils ne partiront pas de sitôt!



 

Lundi 15 octobre 2012

 

Après Ligny en Barois, une belle halte ensoleillée, où nous avons réussi à nous perdre en vélo dans la forêt (!), nous avons passé le tunnel de Mauvages. Le toueur est en panne et nous passons les 4877m au moteur en essayant de coller le bateau à gauche sur la lisse de guidage en bois. On finit par y arriver, mais ce n’est pas toujours évident, même à deux à l’heure. Les employés de VNF nous ont rejoints sans effort au milieu de la traversée, en vélo. Finalement le seul côté sympa du tunnel c’est que sous la terre, il ne pleut pas.  Car il tombe des cordes. Nous avons enchaîné une quarantaine d’écluses en deux jours, et Anne qui est vaillamment de service sur le pont, change plusieurs fois de tenue par jour ! Il va falloir investir dans un ciré breton !

 

Nous arrivons à Void avec un temps apaisé et la perspective de bifurquer dès le lendemain vers la Meuse. Mais le dernier éclusier du canal de la Marne au Rhin douche notre enthousiasme en nous annonçant que le canal de liaison avec la Meuse est fermé (on dit  en chômage) pour travaux, et pour… un mois. La personne de VNF auprès de qui nous avions pris la peine de faire valider notre trajet n’a pas pensé à vérifier ces dates de travaux.  Nous devions accueillir des gens qui ont pris billets de train ou d’avion, la date du chantier à Namur était calée, tout s’effondre, petit coup de mou… 

 

 



Jeudi 11 octobre 2012

 

Nous sommes partis depuis deux jours, avec un temps acceptable pour un mois d’octobre sur le canal de la Marne au Rhin. L’amarrage à Bar le Duc est un peu acrobatique, en marche arrière, avec un sapin qui déborde largement du quai et une péniche habitée par des Néo-Zélandais qui n’ont pas l’intention de bouger …

 

Mais la balade dans la ville nous a largement payé de ce petit effort. Bar le Duc est une ville splendide. Des places magnifiques, des rues entières de maisons en pierre de taille, avec de charmantes petites fenêtres au troisième niveau composent des ensembles architecturaux homogènes rares sur de tels espaces. Et puis la ville haute, de la tour de l’horloge aux belles façades de pierre blanche, où l’on accède par des rues raides et tortueuses ou par des escaliers de pierre est calme, comme hors du temps. Toutes les fenêtres sont garnies de grands volets de bois, à jalousies, peints dans des couleurs vives imposées par les monuments historiques, qui ensoleillent les rues.

 

Un jeune opticien passionné, s’est montré intarissable sur sa ville. Entre autres anecdotes, il nous a appris que Bar le Duc, à mi-chemin entre Strasbourg et Paris a longtemps accueilli les voyageurs en transit qui pour quelques jours, oubliaient la rigueur du voyage en diligence dans les nombreux établissements de la ville, bars musicaux, cafés-théâtres et maisons closes. On peut encore voir le Café des oiseaux rue J.J.Rousseau et les sculptures qui déclinent la raison sociale du lieu. Toute une économie mise en pièce par le train, qui en réduisant la durée du voyage a mis fin à ces parenthèses vagabondes. La modernité au service de la morale !

Comme dans toute la région, les traces des deux guerres ne sont jamais loin, et la crise industrielle actuelle n’épargne pas la ville, mais cela n’enlève rien au charme inattendu de cette belle découverte.

 

Mercredi 19 septembre 

En vacances au Havre pour quelques jours encore!

Samedi 8 septembre 2012

Nous avons continué à naviguer sur la Marne sous un magnifique soleil avec des passagers formidables qui je le souhaite auront passé un bon moment sur Andante. Nous voilà arrivés à Châlons en Champagne. Préfecture de la Marne, Châlons est une très belle ville traversée par le canal, le Mau et le Nau. Ville d'eau mais aussi d'histoire, d'art....et de manifestations ! Nous avons raté le président mais demain ne raterons pas "Brigitte". Nous enfourchons nos vélos pour aller à la découverte de la ville et de la région. 



 

Jeudi 30 août 2012

Après Paris et la Seine, nous avons retrouvé la Marne et sa couleur verte « lait-menthe » très caractéristique. Après une halte à Meaux où nous avons goûté au Brie et acheté de la moutarde nous voilà à La Ferté sous Jouarre. Charmante petite ville très accueillante pour les  plaisanciers (merci à la municipalité), La Ferté sous Jouarre  est la capitale de la pierre meulière qui servait à l’origine à moudre le grain, puis qui contribua à la construction des maisons de cette région de l’Ile de France.  Hôtel de ville néo-gothique, patrimoine meulier au sein du site d’extraction, Mémorial Britannique (bataille de la Marne en 1914), kiosque à musique art nouveau, théâtre municipal où l’on imagine Samuel Beckett  ou Eugène Labiche hanter les lieux, nous n’avons pas assez de deux petits jours pour nous sentir Fertois, mais  nous devons être dimanche à Château-Thierry, ville natale de Jean de La Fontaine.

 

Lien http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/





 Vendredi 24 août 2012

Paris au mois d’août sur les bords du canal de l’Ourcq. Paris écrasé par une chaleur caniculaire. Paris insouciant qui court et qui pédale sur les bords du canal des premières heures de l’aube aux dernières de la nuit, qui pêche le gardon, qui joue de la guitare ou du djembé en partageant quelques bières tiédasses jusqu’à pas d’heure, Paris plage qu’on démonte et qu’on charge sur des camions sur le quai juste devant nous, deux trente huit mètres de commerce qui viennent chercher le sable de la plage intermittante, ranimant pour un jour ces norias de péniches sablières qui déchargèrent là dans les années cinquante des milliers de tonnes de sable englouties par les bétonneuses des trente glorieuses, les camions du marché garés sur le quai, taggés jusqu’aux pneus. Paris grouillant quand même pour les provinciaux que nous sommes, ses touristes, dont nous n’avons curieusement pas l’impression de faire partie puisque nous sommes chez nous, ses terrasses de bistrots et ses cinémas où l’on peut tout voir, ou presque, ses galeries fermées pour congé (on a raté Camus dessiné par Munoz). Les habitudes que l’on prend vite dans le quartier, la boulangerie et le Franprix de l’autre côté de la passerelle de Crimée, le marché à côté de la caserne des pompiers, et même Castorama au bout de la rue. Les amis parisiens qui viennent à bord et découvrent leur ville sous un autre angle et les curieux qui s’arrêtent et nous questionne sur le bateau.

Paris tentant presque, étourdissant un peu, engourdi dans un faux rythme, presque hors du temps. Difficile cependant d’oublier les bidonvilles qui envahissent les berges du canal Saint Denis, les baraques en bois, la lessive au bord de l’eau, les popotes collectives sur des vieux poêles à bois et des mômes qui jouent dans la poussière, avec le sourire. La misère au soleil, mais dans deux mois, c’est novembre...

 

Aujourd'hui vendredi 9 août veille du départ. Il fait un temps magnifique sur la Lézarde, enfin l'été est là et nous allons prendre de grandes vacances! 

Andante est enfin prête pour la contrevisite de l'instructeur des services de navigation et l'accueil des hôtes. 
Un grand merci à Donald sans qui tout aurait été plus compliqué,

à Hervé, à Alain, à Didier et Claude. 

Merci à vous tous pour vos visites, appels, messages de soutien. 

E la nave va !

A bientôt sur ce petit carnet de voyage et sur la lettre d' "À contre courant". 

Aujourd'hui 17 juillet  2012 nous sommes à Harfleur, nettoyage et remise en état d'Andante en prévision du départ prévu le 10 août. Ces travaux ne nous empêchent pas de profiter des Z'Estivales et le week-end du 21-22 juillet de MoZaïques, où Dom va jouer avec son nouveau groupe "SWING GUM & BUBBLE JAZZ"

Trajet prévu entre Le Havre (Août 2012) et Liège (octobre 2012).